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  • Changer d'air

    Selon les autorités, l'attaque de Londres a fait quatre morts. Une fois encore, l'Etat Islamique a frappé au coeur d'une capitale, prouvant qu'en dépit de ses revers sur le terrain syrien, il est encore un danger partout dans le monde. Il faut dire que c'est tellement facile à mettre en oeuvre. La semaine dernière, j'ai fait un voyage de groupe à Lisbonne au Portugal, où j'ai discuté cette question avec d'autres participants. Et nous étions tous d'accord sur un point : il est quasiment impossible de se protéger de telles attaques. La coalition peut bien gagner du terrain à Mossoul, ses équipements sont tout à fait inutiles dès lors qu'il s'agit d'empêcher une attaque isolée. Regardez l'attaque terroriste qui a eu lieu à Londres : un homme fonce en voiture sur des piétons sur le pont de Westminster, puis entre dans le Parlement où il poignarde un policier. Le bilan ? Quatre morts et une quarantaine de blessés, dus essentiellement à la voiture-bélier. Comment empêcher une telle attaque ? C'est impossible à anticiper ! Tout ce qu'il a fallu pour faire ce carnage, c'est un homme seul, armé d'un simple couteau, et une voiture. Le mode opératoire est incroyablement simple. Les services de renseignement parviennent à remonter la piste de terroristes lorsqu'ils se procurent des armes de gros calibre. Mais un couteau, qu'on peut se procurer dans n'importe quel magasin de chasse ? Le fond du problème, c'est que les attentats ont changé de visage. Il n'est plus question d'attentats orchestrés comme ceux de Paris, et requérant des équipements très spécifiques. L'attentat sur la Promenade des Anglais a montré qu'il était parfaitement possible pour les terroristes de faire aussi bien avec bien moins de moyens : nous sommes donc passés du terrorisme organisé au terrorisme amateur, qui fait autant de dégâts de par son caractère imprévisible. Et je crois qu'il faut nous habituer à vivre avec, car il sera bien plus difficile à déraciner que l'Etat Islamique lui-même ! Sinon, j'ai bien apprécié ce voyage de groupe. D'autant qu'aucun illuminé n'est venu assombrir le séjour. Tenez, je vous mets en lien l'agence qui s'en est occupée ! Plus d'information est disponible sur le site de l'organisateur du voyage au Portugal. Suivez le lien.

  • Une prise en charge récente par le contribuable des soutiens aux EnR électriques

    Une différence fondamentale entre les EnR électriques et thermiques tient également au fait que le dispositif de soutien des EnR électriques a été porté jusqu’en 2015 par les consommateurs d’électricité et non par les contribuables. Ce dispositif reposait, depuis 2003, sur la contribution au service public de l’électricité (CSPE). Elle était acquittée par les consommateurs d’électricité au prorata de leur consommation et collectée par les fournisseurs historiques et les gestionnaires de réseau. Elle permettait ainsi de couvrir les compensations de charges de service public de l’électricité (dues aux opérateurs portant l’obligation d’achat de cette électricité renouvelable), mais également les charges de soutien aux dispositifs sociaux et à la solidarité énergétique. Son montant était fixé par arrêté ministériel, sur proposition de la CRE. La compensation des charges de service public dans le secteur du gaz, qui était portée par deux contributions sur la consommation finale de gaz naturel, fonctionnait selon un mécanisme similaire reposant sur la contribution au tarif spécial de solidarité (CTSS), instaurée en 2008, et la contribution biométhane, instaurée en 2011. Ces deux contributions étaient acquittées par les consommateurs de gaz au prorata de leur consommation et collectées par les fournisseurs. Le mécanisme de la CSPE faisait l’objet de plusieurs fragilités : - la progression du taux de CSPE était insuffisante pour couvrir les charges en très forte progression, entraînant un déficit de compensation pesant fortement sur EDF : le déficit accumulé au détriment d’EDF s’élevait à 5,8 Md€ au 31 décembre 2015 (intérêts financiers au titre de 2013 et 2014 compris). Il a entraîné une dette auprès d’EDF qui est dorénavant remboursée selon un échéancier défini ; - il souffrait d’une faible gouvernance (ex : arrêtés fixant le taux de CSPE non pris en temps voulu par le ministre compétent ; supervision chronophage des opérations de recouvrement assurée par la CRE, dont il ne s’agit pas du cœur d’activité) ; - il a fait et fait encore l’objet d’un contentieux de masse, plusieurs fragilités ayant été avancées par les requérants au premier rang desquelles la question de la compatibilité des mécanismes de soutien qu’il finançait avec le régime des aides d’État, ainsi que celle de la compatibilité avec la directive 2003/96 sur le régime des accises. Il devait également être mis en conformité avec les nouvelles lignes directrices adoptées par la Commission européenne sur les aides d’État en avril 2014.