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  • Le fou qui ne l'était pas

    En ce moment, le monde entier a le regard braqué sur l'Amérique et son 45ème président. Car tout porte à croire qu'il va changer radicalement la donne géopolitique, et ce que ce soit pour le pire ou le meilleur. Lundi dernier, un meeting à Reims m'a permis d'en débattre avec plusieurs intervenants, et je dois dire que la discussion a vite tourné à la foire d'empoigne. Comme à chaque fois que j'aborde la question de Donald Trump dans un groupe, d'ailleurs. L'homme semble avoir la faculté de susciter des avis très contradictoires, et ce à partir des mêmes faits. Le président américain est vraiment une énigme, et une énigme d'autant plus préoccupante qu'elle sera bientôt à la tête de la première puissance mondiale. Mais si l'homme suscite pas mal d'incertitudes, il en est tout de même une qu'on peut d'ores et déjà supprimer : le soupçon d'imbécillité qui pèse encore, bien injustement, sur lui. Pour inimaginable qu'il soit, le prochain président américain est loin d'être stupide. Après tout, il a quand même réussi à remporter les élections américaines : en dépit de tous les politologues, de tous les médias, et du tout Hollywood qui se sont prononcés contre lui. Malgré cette opposition historique (et totalement inédite dans le paysage américain), l'homme est parvenu à s'imposer et à mettre hors course une candidate plus qu'expérimentée : rompue à l'exercice. Il est donc essentiel pour les autres dirigeants ne plus sous-estimer ce politicien consommé qu'est Trump, car en dépit de ses frasques et de l'air un peu fou qu'il se donne, c'est un homme qui a su faire plier tout un establishment et fait frémir les marchés chaque fois qu'il fait un discours. C'est clairement un homme avec lequel il faudra compter, et dont il faudra même d'autant plus se méfier quand il jouera les fantasques ! Quoi qu'il en soit, j'ai été conquis par ce meeting. Si la discussion a un tantinet excité les participants, le staff proposait de très belles animations qui nous ont vite fait oublier nos dissensions politiques. Voilà le site de l'agence qui l'a organisé, si vous voulez jeter un oeil au programme des festivités auquel nous avons eu droit. Suivez le lien pour toute information sur ce séminaire en Champagne.

  • Région administrative spéciale de Hong Kong

    L’année dernière, une série de mesures prises tout au long de l’année par les autorités de Hong Kong ont accru les craintes relatives à la liberté d’expression et de réunion pacifique. En mars, les fondateurs du mouvement Occupy Central – Benny Tai, Chan Kin-man et Chu Yiu-ming – ont été inculpés d’infractions liées à des « troubles à l’ordre public », passibles d’une peine maximale de sept ans d’emprisonnement, pour leur participation au mouvement dit « des parapluies ». En juillet, la Haute Cour a destitué quatre législateurs élus favorables à la démocratie (Nathan Law, Leung Kwok-hung, Lau Siu-lai et Yiu Chung-yim) accusés de ne pas avoir respecté, lors de leur prestation de serment en octobre 2016, les obligations spécifiées dans l’interprétation de la Loi fondamentale de Hong Kong publiée par le Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire. En août, la Cour d’appel a condamné Joshua Wong, Alex Chow et Nathan Law à respectivement six, sept et huit mois d’emprisonnement pour leur rôle dans une manifestation menée par des étudiants en septembre 2014 qui avait déclenché le mouvement « des parapluies ». Joshua Wong et Alex Chow avaient été déclarés coupables en 2016 de « participation à un rassemblement illégal », et Nathan Law d’« incitation à participer à un rassemblement illégal ». Un tribunal de première instance avait prononcé des peines de travaux d’intérêt général ou des peines assorties d’un sursis, mais le parquet avait fait appel, réclamant des peines plus sévères. Joshua Wong et Nathan Law ont été libérés sous caution en octobre, et Alex Chow en novembre, dans l’attente de l’examen de leur recours. Le Tribunal de district a condamné sept policiers à deux ans d’emprisonnement en février pour des violences infligées au manifestant Ken Tsang pendant les manifestations du mouvement « des parapluies ». À la suite de ce verdict, des porte-parole de l’État chinois ont lancé une campagne orchestrée d’attaques contre le système judiciaire de Hong Kong. L’appel qu’ils ont interjeté était en instance à la fin de l’année